Propositions issues des Ateliers du 9è Forum Régional de l’ESS (4-5 déc 2009)
Ayant constaté que les valeurs communes aux entreprises de l'économie sociale et solidaire sont essentiellement un facteur de rassemblement politique (communication grand public, démarches auprès des divers niveaux de l'architecture administrative frança


 

FRESS 09

les propositions des ateliers

 

 

Atelier Outil de mutualisation /entreprises solidaires

 

Ayant constaté que les valeurs communes aux entreprises de l'économie sociale et solidaire sont essentiellement un facteur de rassemblement politique (communication grand public, démarches auprès des divers niveaux de l'architecture administrative française et internationale, représentations institutionnelles), le groupe a cherché à comprendre en quoi ces valeurs communes, voire cette identité, peuvent favoriser des rapprochements économiques, qui touchent le coeur de l'activité des entreprises. L'idée sous-jacente est que plus les entreprises de l'ESS trouvent réponse à leurs besoins économiques au sein de l'ESS, moins elles sont contraintes de faire des compromis sur leurs valeurs.

Le constat fait a été essentiellement celui d'échecs ou de difficultés de mutualisations. Il en a été déduit les propositions suivantes, centrées sur les besoins économiques des entreprises de l'ESS:

1/ renforcer la coopération économique: inciter les entreprises d'économie sociale et solidaire à rechercher des partenaires parmi les entreprises de l'économie sociale et solidaire, c'est-à-dire sur des critères de valeurs en plus des critères de coûts ou de compétences.

1.1 Groupe de travail: il s'agirait de recenser les besoins économiques des entreprises et d'identifier ceux qui pourraient trouver réponse au sein de l'économie sociale et solidaire.

1.2 L'identification de besoins communs pourrait également déboucher sur un renforcement des dispositifs de mutualisation, avec une dimension sur la méthodologie des processus de mutualisation


1.3 En cas de carences de partenaires, il pourrait être envisagé, en collaboration avec les acteurs financiers et d'accompagnement en ESS, qu'un soutien tout particulier soit apporté aux projets qui répondraient à ces besoins.

2/ renforcer la création d'outils propres au secteur et à la région Midi Pyrénées:


2.1 l'implication financière
(mobilisation de l'épargne, entrée en capital) des entreprises d'ESS dans les outils financiers propres au secteur afin de limiter la dépendance aux acteurs extérieurs (pouvoirs publics, acteurs financiers classiques) qui ne partagent pas les mêmes valeurs
2.2 recenser et poursuivre la construction d'outils et de compétences en gestion, GRH, finance, marketing, informatique, etc qui ont fait un effort d'adaptation aux problématiques particulières que rencontrent le secteur


Atelier Viabilité/ Pérennité des entreprises solidaires

 

L’économie sociale et solidaire représente une voie de sortie face à la crise. Mais suffisamment pour assurer l’emploi de demain ? Face à un modèle libéral qui atteint ses limites et détruit désormais des emplois à grande échelle, L’économie sociale et solidaire offre une alternative en visant un développement des territoires harmonieux et en plaçant l’homme au centre de la démarche économique. Dans les entreprises solidaires, l’intérêt collectif l’emporte sur les profits financiers, les excédents ne servent pas à rémunérer le capital mais doivent être réinjectés dans les projets, pourtant il est encore nécessaire de faire la preuve de la viabilité des entreprises solidaires, en se basant  sur des critères objectifs, transparents d’ordre qualitatif et quantitatif (utilité sociale, développement durable, mixité et hybridation des ressources, implication citoyenne…).

 

 

Voici les 7 propositions de l'atelier Viabilité et pérennité des structures
ESS


Cet atelier a su dégager des thématiques globales autour de la viabilité des
entreprises solidaires, en réussissant à resté centré sur le sujet du forum,
*le développement territorial solidaire*.


1- action de mobilisation des acteurs pour une *participation effective des
collectivités territoriales
aux SCIC *


2- création
d'un Pôle de Ressources transversal permettant de la  phase de
création d'activités de mutualiser des compétences, des outils et des
ressources* (apports juridiques, marketing, communication, gestion et
finances, gestion RH....

3- Action de prospective et de dynamisation des activités solidaires :
*Plateforme de  Gestion Prévisionnelle des emplois et compétences (GEPC) en ESS* ( à
noter divers projets existants / ADEFPAT/ Réseau Rural Français....)


4
- renforcement dans les pratiques des acteurs, de réseaux  horizontaux *(lien
direct aux territoires), facteur d'innovation dans un contexte de crise,
notamment en
créant des complémentarités inattendues entre des entreprises,
des citoyens, des acteurs, voire éventuellement des entreprises de
l'économie classique.

5-
utilisation d'un référentiel commun en ESS pour communiquer et rendre
visible les notions d''utilité sociale ou de responsabilité environnementale
(langage, outil d'évaluation ...) et permettant une progression vers des
pratiques solidaires.

6-
création d'un Fonds d'innovation en ESS (qui paie le risque des
entreprises solidaires qui innovent? ou veulent passer à une échelle plus
importante?

7
- renforcement et/ou valorisation des outils qui émergent dans le secteur

de la culture

Atelier Gouvernance des associations

 

Que ce soit dans le monde des entreprises, des associations ou des collectivités, le sujet de la gouvernance est régulièrement évoqué depuis quelques années. L’enjeu est de taille car il s’agit de construire l’organisation optimale pour concilier efficacité, utilité sociale et démocratie. La gouvernance est d’ailleurs un des principes transversaux du développement durable, ainsi qu'un des critères de’évaluation de l’utilité sociale.

L'atelier sur cette thématique lors du FRESS 09 nous a permis de partager des témoignages de terrain de la part d'une diversité d'acteurs caractéristique de l'économie solidaire (crèches parentales, services à la personne, environnnement, animation, formation ...).

 

Plusieurs questionnements communs ont pu ainsi être identifiés, en particulier autour de l'organisation du CA que l'on peut considérer comme un organe décisif pour une bonne gouvernance.

1. Comment impliquer les salariés dans le travail du CA ?
2. Quelles compétences dans la durée du Conseil d’ Administration ?
3. Quelles implications des parties prenantes et des partenaires, en particulier les collectivités locales, dans la gouvernance du projet...?
4. Comment faciliter la participation des usagers à la gouvernance du projet ?

Si la plupart de ces questionnements sont à approfondir dans d'autres contextes, quelques pistes pragmatiques ont été évoquées comme :

1.impliquer les salariés ou au moins une partie dans les réflexion voire les prises de décision du CA. Cela est possible à titre consultatif, ou avec droit de vote si les salariés représentent moins d'un quart du CA sans perdre le caractère gestion désintéressée de l'association. D'autre part, les scic ont prévu un collège salarié dans le CA.

2. mieux définir le rôle respectif du CA et des salariés, en particulier les salariés dirigeants et/ou représentant l'association (porte parole, chargés de communication ...)

3. former régulièrement les administrateurs sur les thématiques de la gestion et de la gouvernance des associations, sur les spécificités de leur secteur d'activité

4. former l'ensemble des acteurs à la participation (coopération, écoute, communication), car la culture de la participation ne va pas de soi

4.il semble préférable que les élus soit associé via des comité de pilotage que directement dans des CA car cela pourrait limiter la libre parole lors des CA et assimiler l'association comme alliée d'un parti politique. Les Scic ont quant à elles prévu un collège spécifique pour les collectivités locales.

 

 

 

Atelier Economie Solidaire et Lutte contre les exclusions

 

Les structures qui luttent contre les exclusions se  reconnaissent comme relevant du champ de l’économie solidaire, l’exclusion  signifie être en dehors du champ social de référence (exclusion en fonction du handicap, des origines ethniques et religieuses, de l’âge, du lieu de vie…), de la vie économique (du travail, de l’initiative économique, exclusion du système bancaire). Cela conduit à  l’isolement ou à la création de ghetto d’exclus : dans les deux cas, l’individu n’a plus de capacité à agir. 

 

Les structures d’économie solidaire  luttent contre différentes formes d’exclusion : celles des femmes, celles des habitants des quartiers, celle des chômeurs.

 

Les pistes et les propositions à explorer en 2010 :

 

o        La création d’outils communs entre les structures pour homogénéiser les parcours et simplifier la circulation d’information

o        En parallèle aux accompagnements individuels organiser des ateliers de développement et de renforcement des compétences en synergie avec les différentes structures.

o        Aider au changement des représentations sur les créateurs d’entreprise par les personnes qui travaillent dans les services publics de l’emploi et dans des associations d’insertion

 

 

 

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mercredi 10 février 2010
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