












L’économie est la science des équilibres et des échanges. Le fait d’y privilégier la solidarité est un simple contrepoids à des excès de l’économie marchande qui ont introduit des déséquilibres systématiques, bien décrits par Pierre Bourdieu dans « la misère du monde » : on ne prête qu’aux riches, la réussite sociale est transmise entre personnes du bon milieu, le pouvoir financier confisque les leviers de commande aux acteurs de terrain ... même chefs d’entreprise. En cherchant les racines de ces déséquilibres, on trouve souvent la peur, le manque de confiance en l’autre et en l’avenir, la sauvegarde des intérêts de la famille, de l’entreprise, des actionnaires. Lorsque la peur s’inscrit dans nos institutions, elle est capable de produire les mécanismes les plus implacables, des exclusions à l’apartheid. Aller à contre courant de ces tendances spontanées de l’économie « classique » nécessite plus que des bonnes intentions : une réflexion en profondeur sur la source des dysfonctionnements et la mise en place de solutions innovantes, capables d’allier la productivité, l’utilité sociale et la gestion des imperfections humaines et de surmonter la peur. L’économie solidaire est en pleine recherche de ses méthodes et de ses terrains d’application. Elle bénéficie du dynamisme de personnes clairvoyantes et soucieuses de développement durable. Toutefois, elle souffre de sa faible « rentabilité » immédiate, comparée à des secteurs plus attractifs en terme de carrière. Elle fait partie du secteur « aidé » c’est-à-dire soumis aux aléas des subventions publiques dans une phase ou l’Etat et les collectivités locales ont inscrit la réforme de l’économie à 0,01 % du budget. On fonctionne encore dans le double jeu de favoriser les entreprises « de pointe » qui emploient des gens très qualifiés et de services aux personnes démunies des aides sociales. C’est une des raisons qui limite le développement professionnel de l’économie solidaire et la cantonne trop souvent dans un militantisme expérimental, limité aux forces du bénévolat et accompagné de quelques « emplois aidés » (...)
Ce n’est pas, en effet, à l’économie de marché de produire les valeurs fondatrices de la civilisation occidentale du 21è siècle. Bien au contraire, elle ne cesse de creuser l’écart entre riches et exclus. C’est la finalité même de l’organisation de l’activité économique qu’il s’agit de redéfinir, en donnant toute leur place à des citoyens.
Jean-François Guilbot, Secrétaire d’ADEPES
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----- Activité des Pôles : ADEPES met en place des Ateliers ouverts et gratuits pour toutes personnes (professionnels ou porteurs de projet de la restauration). Le but est aussi de profiter des expériences des uns et des autres et d’échanger ... alors profitez en !
* Un samedi par mois sont organisés des permanences bénévolement par des membres de l’ADEPES et de groupes projets régionaux. Ils sont ouverts à tous, que vous ayez un projet, une vague idée ou que vous soyez simplement intéressés par l’habitat groupé. Alors réservez votre journée et venez nous rencontrer ! Pôle Habitat groupé, 5è permanence du centre de ressources habitat groupé à Ramonville. Le programme est en cours, sera annoncé en septembre sur le site d’Adepes, rubrique Pôle d’activité, Habitat : www.adepes.org
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“L’économie solidaire vise une autre manière de faire de l’économie, à remettre du sens dans nos pratiques d’échanges, de consommation, de production et de redistribution des richesses, en respectant l’humain et son environnement.”
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ADEPES. « Agence Régionale pour le Développement et la Promotion de l’Economie Solidaire en Midi-Pyrénées »
Maison de l’économie solidaire.
73 chemin mange-pommes.
31520 Ramonville Saint-Agne.
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